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samedi 28 décembre 2013

Ouverture concert nadau



Un chant que l'on entend souvent à la fin des congrès du MODEF... Je le dédie à mes camarades occitans : Janine, Gérard et tous les autres.

Le prétexte des droits de l'homme

Posté par 2ccr

Les droits de l’homme sont devenus une idéologie de substitution qui permet de fermer les yeux sur les dysfonctionnements de notre société. La défense des droits de l’homme, c’est l’argument suprême pour obtenir l’assentiment du public, et pouvoir intervenir contre un autre pays de manière plus ou moins violente. Il sert à justifier notre droit d’ingérence au nom de prétendues valeurs dont nous serions dépositaires. La bonne conscience de l’occident est à géométrie variable.
Que se soit au Moyen Orient, en Afghanistan, en ex-Yougoslavie, à Haïti, ou au Tibet, les droits de l’homme ne servent souvent qu’à cacher des intérêts économiques ou stratégiques. Déjà les conquistadors et les colons américains ont massacré des millions de «sauvages» pour leur apporter la civilisation. On ne peut pas apporter la démocratie en ensevelissant des pays sous des tapis de bombes !
Les militants occidentaux des droits de l’homme sur la Chine, l’Iran, ou Cuba, devraient s’interroger sur les rapports de ces pays avec les puissances occidentales, et se demander pourquoi la mobilisation et les médias ne sont pas aussi virulents sur la Colombie, le Mexique, le Koweït, le Nigeria, …. Les droits de l’homme ne sont montrés du doigt que dans les pays qui n’adoptent pas l’idéologie libérale, qui ne veulent pas du contrôle des multinationales sur leurs ressources ou qui occupent une position stratégique. Et sans faire d’angélisme, s’il existe effectivement des problèmes dans ces pays, les droits de l’homme ne sont qu’un prétexte, car nous soutenons des régimes bien pires mais qui ne remettent pas en cause nos intérêts !
User des droits de l’homme pour se dédouaner de ce qui se passe dans nos sociétés est une manière de vouloir échapper à la réalité. Combien de détenus innocents attendent dans les couloirs de la mort aux États Unis ? Qui sont les prisonniers de Guantanamo ? Combien de palestiniens grouillent dans les cachots israéliens ? Et en France, combien de manifestants arrêtés, frappés, mis en garde à vue ? Combien de personnes perdent leur emploi pour avoir revendiqué ? Oh certes, ce n’est pas encore aussi violent qu’au Honduras, en Birmanie ou en Tunisie… mais ça se passe chez nous ! Et MAM avait même proposé l’assistance de la police pour aider le régime « démocratique » de Ben Ali !
Les défenseurs des droits de l’homme devraient manifester contre l’OMC et le FMI, qui par des «réformes structurelles» ont anéanti l’autosuffisance alimentaire de nombreux pays du sud en les livrant à des multinationales qui se sont appropriées les semences et ont détruit les services public au profit d’entreprises occidentales. Les défenseurs des droits de l’homme devraient demander l’annulation de la dette des pays, dettes qui ont déjà été remboursées plusieurs fois et soutenir l’accès aux médicaments génériques face à des firmes pharmaceutiques multimilliardaires qui bénéficient de la recherche publique et de nombreuses subventions versées gracieusement sans aucune contrepartie.
Aucune TV, aucun journal ne cautionnera une telle initiative, car s’il est de bon ton de critiquer un pays ou l’information est contrôlée par l’état, on oublie que chez nous l’information est contrôlée par des multinationales qui se servent du prétexte des droits de l’homme pour des intérêts partisans. En règle générale, les théories libérales du système capitaliste ne sont pas compatibles avec les droits de l’homme. La mondialisation «heureuse» a produit à travers la planète plus de pauvreté que l’on n’en a jamais connue. On ne peut défendre les droits de l’homme sans s’interroger sur les conséquences économiques du système capitalisme.
«Celui qui voit un problème et qui ne fait rien, fait parti du problème»…GANDHI

jeudi 26 décembre 2013

NOEL

Mais qui peut bien provoquer autant d'étonnement dans les yeux d'Alice et de Céleste ?
C'est peut être ce personnage à la barbe blanche, tout vêtu de rouge...  

Youn Sun Nah - Avec le temps en live sur RTL et en hd



Une interprétation de la chanson du grand Léo qui donne la chair de poule.

 Le Vieux Rouge

dimanche 22 décembre 2013

Cinéma : Suzanne

UN TRÈS BON FILM,SUPERBEMENT INTERPRÉTÉ.
 LA CRITIQUE DE L'HUMA :
 Suzanne, de Katell Qillévéré. France. 1 h 34. Avec ce deuxième long métrage, un drame familial plein de délicatesse, Katell Quillévéré donne un portrait de femme attrapée par le cœur contre toute raison.
Suzanne est une petite fille en tutu pailleté qui va se détacher subtilement du groupe de ses camarades sur la scène de music-hall d’une fête d’école. Elle est couvée des regards chaleureux de son père et de sa sœur cadette, son inséparable. La cuisine familiale d’un homme qui élève seul ses deux filles, une virée pique-nique au cimetière où repose la mère, une date de décès : 1985. Le minuscule calcul mental auquel on se livre forcément ne forme que l’un des fils de trame du film de Katell Quillévéré.
De cette entrée en matière à la durée assez brève, beaucoup de sensations seront déjà parvenues au spectateur, qui toutes rencontreront leurs échos sans que l’histoire qui court sur les vingt-cinq années suivantes soit obturée de psychologie.
L’extraordinaire de toute existence
Suzanne et Maria (Sara Forestier et Adèle Haenel) passent de l’enfance la plus heureuse possible à une adolescence rieuse. Le père, Nicolas (François Damiens), est camionneur. Suzanne est employée dans les bureaux de l’entreprise. Maria se rêve styliste. Katelle Quillévéré livre de ces vies ordinaires des moments de cristallisation signifiants, sous la banalité des dialogues et des situations, révélant l’extraordinaire de toute existence dès lors que l’on y porte intérêt. L’intensité du jeu des acteurs apporte une contribution d’importance au kaléidoscope manié avec délicatesse par la réalisatrice. Aucun de ces personnages ne tient de rôle mineur. La visibilité de Suzanne émergera des choix qu’elle va opérer, avec lesquels son entourage devra composer sans que pour autant elle s’épargne. Enceinte à dix-sept ans, Suzanne décide seule de garder l’enfant, un petit garçon que l’on rencontre quatre ou cinq ans plus tard sur les genoux de sa mère au visage joliment maquillé mais teinté de mélancolie. Une rencontre amoureuse, et Suzanne bifurque à nouveau, lâche boulot et famille, s’embarque avec Julien (Paul Hamy) sur la route périlleuse du jeune homme, semée de braquages.
On épouse l’absence de jugement de la cinéaste
Dans les choix de Suzanne réside chaque fois un faisceau de contradictions, ce qui provoque l’empathie à défaut de se reconnaître dans ses actes. On épouse l’absence de jugement de la cinéaste. Déterminée, Suzanne semble pourtant agir comme hors d’elle-même. Toute entière amoureuse, elle n’est pas indifférente aux conséquences de ses actes. De longues plages de temps séparent les moments de rencontre entre Suzanne et sa famille. Leur contenu est éludé au profit de la perception sismographique de ce qui se joue. Le traitement des écoulements temporels participe au sentiment d’authenticité du film. Un baiser échangé au-dessus d’une volute de tabac au bistrot du coin, une chanson à la radio, un papier peint de chambre d’hôtel évoquent l’air des temps sans les figer par la datation.
Le milieu social, considéré à bonne hauteur, entraîne ses déterminismes sans fixer les destins. Katell Quillévéré confère à son portrait de famille sa part de lumières et de tragédies. L’emploi de Nicolas l’oblige à trop de trajets routiers pour qu’il puisse conserver la garde de son petit-fils, les logements abritent des modes de vie et non de simples décors. Le dénouement, poignant, reste ouvert à la vie. Il faut rester jusqu’à la fin du générique rythmé par une fabuleuse version de Suzanne de Leonard Cohen interprétée par Nina Simone.

vendredi 20 décembre 2013

La rando, ça conserve...

... J'en veux pour preuve la photo ci-dessous : Jean, André et Maurice, deux siècles et demi à eux trois et toujours prêts à enfiler les chaussures, charger le sac à dos et régler les bâtons. Et tout ça avec le sourire.
BRAVO LE CLUB DES 250 !!!


 

jeudi 19 décembre 2013

N'allez pas Julie (by ioionette 36)



Une version originale de la chanson de Marcel AMONT que nous avons magistralement interprétée cet après midi, dédicacée à mes copines "Chanteuses - Randonneuses" : Charlotte, Claudine, Jacqueline, Lucette, Marie-Andrée, Marie-Thé, Monique et Yvette 

Les randos de la MJC (novembre décembre)

Rando du jeudi avec PATRICK
Le 21 11 avec Noel
Proposée par Nicole



La chapelle de St Bonnet de Chavagne

Ruines du château de Mantaille

Larnage

Le grand Pommerol

Les 3 becs vus du rocher de la cresta

La descente de la Cresta

La tour de Ratières

Coup de Gueule


A écouter en cliquant sur le lien sous l'article de Théoprasthe R du Grand Soir. 
Il faut se farcir 2 minutes de pub Dior (Ben oui, on est sur une chaîne privée...) Mais ça vaut la peine. Il y a encore des syndicalistes avec des tripes !


Poursuivi pour des faits commis dans le cadre de la lutte contre la fermeture de l’usine Continental en 2009 et pour refus de donner ses empreintes ADN, le délégué CGT Xavier Mathieu est condamné à 4000€ d’amende, puis relaxé en appel. Le parquet fait alors appel et l’amende est fixée à 1200 euros.
Le 5 novembre 2013, le parquet a requis un mois de prison avec sursis à l’encontre des Xavier Mathieu et de 4 de ses camarades de la CGT. Le 17 décembre, le tribunal correctionnel de Roanne les a relaxés.
Depuis le début de la lutte des Conti, Xavier Mathieu aura aussi connu le tribunal administratif et le tribunal des prud’hommes.
Continental lui a proposé un poste d’agent de sécurité sur le site de Clairoix (60) aujourd’hui désaffecté. Il réclame sa réintégration pure et simple afin de retrouver son poste de délégué du personnel.
Par le lien ci-dessous, vous entendrez Xavier Mathieu donner son avis dans le Grand Journal de Canal + sur la promotion annoncée du militant CFDT de Florange. Il est assis à côté d’Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris.
A la question : « Edouard Martin est-il un traître ? », il répond avec une indulgence scellée dans des combats communs : « C’est un des miens… un frère de lutte » qui n’a pas fait le bon choix et pour qui je ne voterai pas. Et (ce n’était pas prévu comme ça) il prononce 15 fois les mots traîtres, trahison, ou le verbe trahir en les destinant… au PS.
Pas mal !
Théophraste R. (et Jérôme Cahuzac, on a des nouvelles ?).

vendredi 13 décembre 2013

La mini zone de SINE du 11 12 13

Quand ma femme a fait brusquement irruption dans mon atelier pour m’annoncer : « François Hollande a invité Sarkozy aux obsèques de Mandela ! », j’ai cru qu’elle se foutait de ma gueule ! « Non, non, j’t’assure, je viens d’entendre l’info à la télé. » « C’est sûrement un canular ! Qu’est-ce que tu regardes comme émission ? Groland ? » « Non, le JT !» 
 Quelques minutes plus tard, ayant arrêté séance tenante le dessin que j’étais en train de fignoler, j’entendis l’inconcevable nouvelle de mes propres oreilles ! Décidément, ce président aura vraiment fait tout son possible pour me puer au nez ! Inviter le nabot dans l’avion présidentiel ! Et pourquoi pas, partager sa couche ? Heureusement, le nain, plus digne, déclina l’offre, pas celle d’aller en Afrique du Sud, trop belle occase pour se faire mousser, mais refusa d’accepter la promiscuité d’un voyage en commun. Qu’à cela ne tienne, François s’empressa de mettre un deuxième Falcon à la disposition de Nicolas ! Pourquoi se gêner, c’est nous qui payons ! Je savais que les loups ne se mangeaient pas entre eux mais j’avais oublié à quel point ils étaient de connivence ! Cul et chemise ces présidents-voyous ! Écœurant ! Révoltant !
 Quand on voit tous ces enculés-mondains pleurer Mandela, il y a vraiment de quoi fulminer. Leurs larmes de crocodiles ne coulent sur leurs joues que pour les photographes. La plupart d’entre eux font semblant d’oublier que c’est lui qui, en décembre 1961, fonda « le Fer de lance de la Nation », la branche armée de l’ANC. Sans cette violence, dirigée contre les Afrikaners xénophobes, qu’il prônait courageusement à l’époque, l’apartheid existerait encore ! Mais les faux-derches ne veulent garder de ce valeureux combattant que la belle image saint-sulpicienne de celui qui, magnanime, a su accorder son pardon à tous les racistes blancs de son pays qui, pourtant, lui avaient infligé 27 ans de taule. Rappelons-nous que ces fumiers de Boers n’ont accepté des négociations que parce qu’il leur a imposées de force dès sa libération ! 
 Un tas de faux-derches le comparent à Gandhi le non-violent en prenant toujours soin d’occulter soigneusement son courageux passé de révolutionnaire armé ! Finalement, dans cette histoire, deux mecs seulement se sont conduits avec honnêteté : Sarko, en refusant de partager le même avion que Hollande et Le Pen, seul à avouer que la mort du grand homme ne lui faisait ni chaud ni froid et qu’il lui reprocherait toujours son passé de “terroriste“. 
 C’est pénible d’avoir à le reconnaître ! 
 P.S. J’aimerais bien avoir un enterrement dans le même genre que le sien, avec autant de fans, tous chantant et dansant, mais sans aucun homme d’État bien sûr. Banzaï !

jeudi 12 décembre 2013

Luc Arbogast - La Tendresse - Chateaudun 2013



Ce chant est dédié aux copines et copains du groupe vocal "MJC RANDO" :
"On a encore quelques progrès à faire..."  

dimanche 8 décembre 2013

Note de lecture


"Au revoir là haut" de Pierre LEMAITRE


Résumé :


Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...
Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, "Au revoir là-haut" est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'Etat qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.


Un prix Goncourt bien mérité pour ce bouquin de 560 pages qui se lisent d'une traite. 

samedi 7 décembre 2013

MADIBA de Charles HOARAU

Il y a des matins où il est difficile d’écrire… Il est mort en paix à un âge quasi inespéré vu les souffrances que lui a infligées l’apartheid. 
Son peuple et les siens, du moins les images que l’on nous renvoie, semblent plus dans la célébration sereine que dans la douleur, et pourtant cela n’empêche pas les yeux de s’embuer irrésistiblement depuis que la nouvelle est connue.
Inlassablement la presse et les « grands » de ce monde parlent de « l’icône mondiale de la réconciliation et du pardon » : signe qu’ils se situent peut-être inconsciemment dans le camp de celles et ceux qui ont des choses à se faire pardonner et qu’ils sont reconnaissants à Madiba de l’avoir fait ?
Les mêmes qui parlent aussi de Mandela comme « apôtre de la non-violence » alors qu’il avait déclaré « On ne peut détourner l’attaque d’une bête sauvage les mains nues. » et fondé en 1961 la branche armée de l’ANC, suite à son constat que la stratégie non-violente suivie jusqu’alors ne menait à aucun succès. Oubli ou peur que des hommes et des femmes de notre temps, que le combat de Mandela inspire, ne recourent à la violence pour combattre les injustices d’aujourd’hui ?
Les résistants, terroristes d’hier, deviennent héros quand leur combat se fait victoire.
Celles et ceux qui, bien avant Le Pen, à qui ils font semblant de faire la leçon, aujourd’hui, traitaient Mandela et l’ANC de terroristes, s’unissent dans l’hommage aux combattants de tous les pays pour la justice et l’égalité. Qui se souvient ce matin de Pierre André Albertini, ce français mis en prison pour avoir soutenu le combat de l’ANC et pour lequel, les communistes bien seuls (à part quelques exceptions notables) menèrent bataille pour sa libération ?
Qui se souvient que Mandela fut arrêté en 1962 grâce à des informations fournies par la CIA au régime de Pretoria ?
Qui se souvient du refus d’accorder en 1989 le prix Nobel de la paix à un Nelson encore en prison ce qui aurait accéléré sa libération  ?
Je fais partie, et c’est une chance, de celles et ceux pour qui Mandela évoque les années de lutte contre l’apartheid que nous menions comme nous pouvions dans des pays aux chefs d’état hostiles à l’ANC et soutiens affirmés au régime raciste de Pretoria, de la France aux Etats-Unis en passant par l’Angleterre et Israël. Celles et ceux qui ont boycotté les oranges Outspan, distribué des milliers de tracts, ont fait signer des milliers de pétitions, ont acheté le pin’s en métal doré à l’effigie du plus vieux prisonnier du monde (avant que ce titre peu envié ne lui soit ravi par George Ibrahim Abdallah qui croupit au mépris de toute justice dans les geôles françaises), ont participé à des meetings, à des marches, à des rassemblements, celles et ceux qui étaient non seulement profondément émus le jour de la libération de Madiba mais regardaient ces images inoubliables comme un moment qui leur appartenait un tout petit peu, fourmis que nous étions dans ce combat que nous gagnions avec les habitants de la fourmilière du monde.
C’est la force de ces souvenirs, de ces combats, de ces émotions, de tous ces 21 mars en mémoire du massacre de Sharpeville et de ce racisme que d’aucuns s’acharnent à vouloir sans cesse faire revivre pour perpétuer leurs intérêts de classe, l’apartheid qui sévit à nouveau, dans un autre pays, Israël, bénéficiant des mêmes soutiens que ceux de l’Afrique du Sud raciste, le long calvaire de George Ibrahim Abdallah que nous arriverons bien un jour à faire cesser, c’est tout cela qui embue nos yeux ce matin.
Rouge midi n’avait pas préparé de Une spéciale comme un vautour médiatique attend la mort de sa proie pour diffuser ses mots choisis. 
C’est juste notre émotion que nous écrivons aujourd’hui en espérant que vienne ce « jour d’épaule nue où les gens s’aimeront ».

" J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère accomplir. Mais si nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir " 

MADIBA

vendredi 6 décembre 2013

Steeleye Span - Cam ye o' frae France



Le contexte de la chanson (source Wikipédia)


Après la mort de la reine Anne la couronne britannique est transmise à George , l' électeur de Hanovre . Dans son entourage George a apporté avec lui un certain nombre de courtisans allemands, y compris sa maîtresse von der Schulenburg Mélusine , qui est devenue la duchesse de Kendal  et sa demi-sœur Sophia von Kielmansegg. 
L'épouse de George, Sophie-Dorothée de Celle, resté à Hanovre, emprisonné à Ahlden Chambre après sa liaison avec Philip Christoph von Königsmarck - la lame dans la chanson. Une autre personnalité historique dans la chanson est John Erskine,  comte de Mar (Bobbing John) qui a recruté dans les Highlands écossais pour la cause de Hanovre. Le pseudo Geordie dragonnets est une référence à la Chambre des Welf , la ligne d'origine de la maison de Hanovre 
Pas que du beau monde, chez les aristos ! mais la chanson est belle. 

mardi 3 décembre 2013

Créer des emplois

Juste pour donner un ordre de grandeur, les trois milliards que se sont partagés, rien que sur les revenus de leur capital, les 100 personnes les plus riches de France représentent de quoi créer prés de 200 000 postes dans la fonction publique !
200 000 chômeurs en moins, c’est de la croissance en plus et c’est la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois dans le privé pour faire face à la demande de ces nouveaux salariés, 200 000 fonctionnaires en plus c’est également des services en plus, de meilleurs soins dans les hôpitaux, des classes moins chargées et un meilleur enseignement ; 200 000 fonctionnaires en plus et quelques dizaines de milliers d’emplois induits dans le privé, c’est également moins de précarité, moins de pauvreté, et moins de délinquance.
Les moyens sont là, ce n’est pas un problème de financement, c’est un problème de choix politique …, et il est facile de trouver trois, six, ou neuf autres milliards sur les niches ou les cadeaux fiscaux des plus aisés pour arriver à un million d’emplois dans la fonction publique, ce qui par ricochet se traduirait par prés de 200 000 emplois dans le secteur privé. A la place de cela, le Medef a réussi à négocier l’accord national interprofessionnel, le fameux ANI, qui va nous coûter la bagatelle de 20 milliards et qui ne créera que quelques milliers de temps partiels ! Vous avez dit : »il n’y a plus d’argent dans les caisses ? »
Est-il tolérable que des millions de travailleurs soient en état de précarité alors que la finance internationale exhibe sans aucune pudeur sa réussite ? Est-il tolérable que certains mangent tous les jours au Fouquet’s, alors que pour des millions de personnes, il ne reste plus que des pates le 10 de chaque mois ? Est-il tolérable que les actionnaires des grandes entreprises se partagent des milliards et licencient dans le même temps des milliers de salariés ? Pour combattre le fléau du chômage, qui permet au capital de faire pression sur les salaires, il faut que le travail disponible soit réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition doit déterminer la longueur de la semaine de travail !
Qui crée de la richesse ? Ce sont les travailleurs et pas les rentiers ou les banquiers ; si vous voulez faire pousser du blé, vous pouvez couvrir votre champs de billets de 500 euros et revenir un mois après, il n’y aura rien, il faut labourer, semer, soigner, récolter … ; c’est cela qui permet la création de richesses, et pas de faire travailler de l’argent ! C’est facile de faire travailler les autres et d’encaisser les bénéfices, mais maintenant il faut dire stop !
En l’espace de quelques années, la droite a réussi un véritable tour de force  : transformer les opprimés et les déshérités en ennemis des classes populaires. La femme de ménage épuisée peste contre le RMIste du palier, l’ouvrier au chômage se met à haïr le travailleur étranger et le Rom pourchassé, les militants syndicaux sont présentés comme des privilégiés, et le fonctionnaire est montré du doigt. Pendant ce temps, on oublie les revenus faramineux des grands patrons et les dividendes indécents des actionnaires du CAC 40.
Force est de reconnaitre que la pseudo gauche au pouvoir continue le travail de sape contre la population la plus fragilisée. Et dans le même temps les affaires de fraude fiscale éclatent dans les plus hautes sphères du pouvoir. Sacrifice et austérité pour les uns et champagne et caviar pour les autres. Mais plutôt que de songer à vous rebeller, le gouvernement préfère que vous continuiez à dormir !
Repris sur 2ccr.unblog.fr

vendredi 22 novembre 2013

Notes de lecture

Le Cul des anges de Benjamin LEGRAND

Que serait la vie sans le hasard des rencontres? De ces coïncidences qui jettent les êtres les uns contre les autres, pêle-mêle, quelles que soient les origines et les motivations de chacun? Autrement dit, quels liens peuvent donc unir un tueur à gages en mission, un géant noir à la gorge tranchée, une physionomiste devenue chanteuse de rock, un papy flingueur pas tout à fait rangé des voitures, un Gurkha réchappé de l'enfer, une cambrioleuse à la beauté fatale et une bonne dizaine d'autres personnages aussi dangereux que vindicatifs? Les liens du sang, évidemment. Mais aussi ceux de l'amour fou, de la quête de l'innocence perdue, sur fond de baie des Anges. Et bien sûr le désir de vengeance, ce fidèle compagnon, qui lui ne doit rien au hasard. Un roman noir surprenant, d'une effroyable cocasserie.

UN TRES BON POLAR QUI MERITE BIEN UN 9/10







Le caveau de famille de Katarina MAZETTI

La suite du" mec de la tombe d'à coté", j'avais préféré le premier, néanmoins ça reste un bon bouquin. Je lui mets la note 8/10.  


mardi 19 novembre 2013

lundi 18 novembre 2013

Mais non, le Vieux Rouge n'est pas mort...

26, c'est le nombre de jours que les habitants du Pontay sont restés coupés du monde, du moins des réseaux téléphoniques et Internet. Ceci depuis l'orage du 23 octobre dernier. Nous avons été obligé d'alerter les médias pour qu'enfin ORANGE se bouge un peu le fion, mais aussi le courrier ci dessous envoyé au service consommateur : 

 Madame, Monsieur,

Depuis l’orage du mercredi 23 octobre, nous n’avons plus de ligne téléphonique ainsi qu’une dizaine de foyers voisins.  Cela fait trois semaines que nous sommes coupés de toutes liaisons téléphoniques et à ce jour personne n’est capable de nous dire quand la ligne sera rétablie. Les litanies diffusées par vos boites vocales accentuent le coté exaspérants de nos demandes d’informations.

  Cet état de fait, nous amène des perturbations importantes dans la vie courante : pas d’Internet, rendez- vous annulés, déplacements automobiles supplémentaires… Plus grave encore, une de  nos voisines, handicapée  physique  a eu de gros problèmes pour joindre les secours. Parmi les usagers de la ligne, il y a des personnes âgées, des familles avec des enfants en bas âge, comment font elles en cas d’accident ? Notez aussi que dans notre quartier le téléphone portable passe très mal. 

Nous pouvons admettre que tout ne peut pas être réparé tout de suite, mais dans le cas qui nous amène aujourd’hui, la durée de votre carence est difficilement compréhensible. A titre de comparaison, en mars 1971, une tempête de neige exceptionnelle par le volume et la nature de la neige, avait mis tous les réseaux (EDF et PPT) au sol, et cela sur une zone géographique très étendue. Malgré les moyens de l’époque qui n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, tous les réseaux étaient rétablis en une semaine. Il est vrai qu’à cette époque nous avions un service public de qualité…

Nous vous demandons de prendre en compte le préjudice physique et moral par une indemnité à hauteur des perturbations subies.

En espérant que cette demande retienne toute votre attention, recevez Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

dimanche 20 octobre 2013

Non au gaz de schiste

MONTELIMAR 

 Plus de 3000 personnes ont manifesté samedi dans la Drôme  contre l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste, à l'occasion de la journée internationale contre le fracking 

Le gaz de schiste, on n'en veut pas, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain ou encore Nos pâturages valent mieux que vos forages, scandaient à Montélimar les manifestants.

De tous âges, originaires du sud de la France (Var, Hérault, Drôme et Ardèche), ils répondaient à l'appel de plusieurs collectifs +Stop aux gaz et huile de schiste+. Quelques-uns étaient venus du village de Zurawlow (sud-est de la Pologne) et de Balcombe (sud de l'Angleterre), deux sites concernés par l'exploitation controversée du gaz de schiste.

Certains étaient vêtus de combinaisons blanches ou portaient des masques à gaz, d'autres tendaient de grands draps noirs, simulant une marée noire. Parvenus devant le théâtre de la ville, ils se sont allongés à terre pendant deux minutes tandis qu'une sirène retentissait pour symboliser les dangers du gaz de schiste pour les populations.

Ces manifestations surviennent alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels.

L'avis du Conseil constitutionnel nous soulage mais nous restons opposés à l'article 2 de la loi Jacob (de juillet 2011, ndlr) qui permet l'expérimentation. La vraie question, ce n'est pas seulement le gaz de schiste, c'est l'énergie carbonée responsable du réchauffement climatique, a déclaré à l'AFP Alain Volle, porte-parole des collectifs.

Dans le cortège de la Drôme, plusieurs élus, ceints de l'écharpe tricolore, dont la députée européenne d'Europe Ecologie Les Verts, Michèle Rivasi, et le maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), Claude Pradal. Le 26 février 2011, une manifestation contre le gaz de schiste avait rassemblé sur cette commune plus de 10.000 personnes.



mardi 15 octobre 2013

LES AMIS DU VIEUX TILLEUL : le "bulli"



La descente du Chalorey
Les convives apprécient
Dimanche dernier c'était le point d’orgue de l’association andéolaise : la randonnée du pot au feu, le « Bulli » dans notre patois franco provençal.

 Pour cette 7ème édition, les organisateurs avaient volontairement limité le nombre de convives à 130. Seule, une trentaine de courageux arpentait les combes et collines pour une marche de 10 kilomètres. Il faut dire aussi que pour la grande majorité des partisans de l’apéro et du casse croute que la boue et le brouillard étaient là pour en décourager plus d’un.


mercredi 2 octobre 2013

Valls avec les chacals



Reçu de mon copain Maumau.
  
A Manuel Valls à propos du franquisme, de la Résistance, des roms...

"Manuel, tu avais "vocation" à retourner en Espagne en 1982

Manuel, tu as déclaré hier soir sur BFM TV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé Français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu Français il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement de même que je comprends totalement ton souhait de devenir Français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais « vocation » à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms.

Celui qui t’écris, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et Français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme les armes à la main dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que 9 ans et ma sœur 18.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à 16 ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient « vocation » à retourner ou à rester dans leurs pays d’origine, ces « Etrangers et nos frères pourtant »...

Manuel, « on » a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour devenir ou être membre de l’Union européenne: le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député je suis allé à Bruxelles auprès de la Commission pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figures- toi.

Et aujourd’hui dans ces pays la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien : aggravée. Et ils ont « vocation » à rester dans leurs pays ou à y revenir ? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes ? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures ? C’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant.

Alors toi l’espagnol devenu Français, tu ne comprends pas ? Fuir son pays, tu ne comprends pas ? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a « vocation » à rester ou revenir dans son pays ? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot « race » va disparaître de nos lois. A juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche on n’a pas la matraque en guise de cœur.

C’est un Français d’origine manouche qui t’écris et qui écris au Français de fraiche date que tu es. C’est un fils de « brigadiste » qui se rappelle à toi. Souviens-t-en : « Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir ».

Pour l’heure Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour « ça » ?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus « ces étrangers et nos frères pourtant. » "

Jean-Claude Lefort Député honoraire Fils de Manouche

jeudi 26 septembre 2013

Les randos de la MJC : le Pas de L'Allier

Vue sur les petits Goulets

11participants pour cette rando sur un des plus beaux balcons du VERCORS

dimanche 22 septembre 2013

Bon anniversaire Louise

Jeudi 19 septembre, notre Loulou a eu 7 ans.
Elle est l'ainée de la triplette de nos petites filles.... en attendant le quadrille prévu pour février 2014.

GROSSES BISES LOULOU

Mamie Thé et Pépé Jojo

La mort du socialisme

Un article d'Agnès MAILLARD "Le Monolecte" que j'approuve sans réserve.



Parfois, au cœur de la nuit, je me dis que tout cela n'est qu'une vaste fumisterie, que nous sommes tous morts, si nous avons jamais été vivants, et que c'est exactement ça l'enfer : un endroit de merde où tout marche sur la tête.
Cela fait un bail que je ne crois plus aux manifestations, mais ça n'en reste pas moins quelque chose d'autrement plus concret que les foutues pétitions en ligne, tout aussi inefficaces, mais qui flattent l'égo des fainéants individualistes et productivistes en leur donnant l'illusion de continuer à participer aux affaires du monde en un clic, le cul dans leur fauteuil de bureau à vérin hydraulique.
Je suis donc allée à la manifestation du bled en chef pour deux raisons très valables à mes yeux : revoir les potes militants qui sont éparpillés dans tout le département, mais que je suis à peu près certaine de revoir systématiquement à ce genre de rassemblement et aller contempler de mes yeux la trahison socialiste.
Il faut comprendre à quel point le socialisme français contemporain me sort littéralement par les trous de nez : tous ces bons sentiments dégoulinants qui ne sont jamais traduits dans les faits autrement que par l'accès au pouvoir symbolique et par la reddition sans conditions à la logique capitaliste la plus gerbeuse.
Cela fait belle lurette que j'ai acté la trahison de l'élite dirigeante socialiste, trahison évidente depuis 2005, mais déjà largement consommée dès 1983, trahison relativement assumée ces dernières années, sous prétexte de pragmatisme économique et clairement énoncée par Terra Nova par le lâchage programmé des classes populaires, livrées avec paquet cadeau aux griffes des partis fachos.
Cela dit, je conservais quelques doutes quant à la sincérité de l'engagement des militants socialistes, ces hommes et ces femmes de terrain (mais surtout ces hommes, quand même, les femmes en positions éligibles restant anecdotiques !) qui parlent avec leurs tripes et qui croient encore au pacte républicain, même si le rouleau compresseur consumériste a bien aplati toute velléité de lutte des classes depuis longtemps.
Lors des dernières élections, j'avais eu des échanges intéressants avec des socialos de base qui notaient bien le désengagement de leur cadre quant à une quelconque justice sociale, mais qui avaient l'air de penser sincèrement qu'avec les socialistes au pouvoir, ce serait moins pire qu'avec le petit excité ami des riches et des puissants, que les socialos ne sont pas xénophobes, par exemple, qu'on aura forcément mieux que Guéant à l'Intérieur, etc. En gros, l'idée, c'était qu'entre la peste et le choléra, on pouvait encore choisir la dengue.
Et puis, surtout, je me souvenais de la déferlante socialo lors des dernières grandes manifs contre la réforme pourrie des retraites qui se proposait, déjà, de voler deux ans de vie aux travailleurs. Appel à la grève, farandole d'écharpes tricolores en tête de cortège, les socialos gueulaient avec nous contre l'aspect inique de l'allongement de la vie au travail, autrement dit, la réduction brutale de l'espérance de ne pas vieillir dans la misère pour les jeunes générations.
Le fait est qu'entre la réforme de 2010 et celle de 2013, la seule chose qui a changé, c'est la couleur symbolique du gouvernement qui nous l'impose. Personnellement, quand je me fais avoir de cette manière-là, peut m'importe de savoir qui nous la met bien profond, à l'arrivée, on a tous mal au cul de la même manière. En moins fleuri : UMP ou PS, la misère que sèment ces honteuses soumissions aux appétits du MEDEF et de ses potes des organisations internationales de la misère sans frontières aura exactement la même sale saveur en bouche quand elle nous tombera dessus. Et pour être encore plus claire : je me tamponne des discours des uns et des autres, je juge la politique à ses actes et pour le coup, bien malin qui m'expliquera la différence entre une politique antisociale de droite et une politique antisociale de gauche.
Donc, j'étais là, dans le matin gris et humide de cette année merdique que le printemps a déjà déserté que l'automne s'apprête à faire de même, j'étais là et nous étions bien peu à y être. Disparus, les camarades socialos, disparue, la belle solidarité de classe, disparu, le légitime mécontentement alors que tout ce qui fait l'État solidaire est tranquillement démoli pour faire la place au cauchemar économique de la logique assurantielle.
Je savais, au fond de moi, que le socialisme contemporain n'avait plus rien à voir depuis longtemps avec l'idée humaniste et généreuse qu'en avait son fondateur. Je savais, depuis longtemps, que le jeu politique a été confisqué dans son intégralité par une seule classe sociale bourgeoise qui nous joue la comédie démocratique de l'alternance pour mieux continuer ses petites affaires lucratives entre amis. Je savais aussi qu'une grande part de notre corps social s'est fait pondre dans la tête par des décennies de propagande libérale et consumériste et que les gens qui ont encore une conscience politique inspirée par ce qui est gravé aux frontons de nos mairies pourront bientôt tous tenir dans un placard à balais de chiottes, je savais qu'on ne peut être trahi que par ses amis ou tout au moins ceux qui se prétendent comme tels, mais ça fait toujours un peu mal au cul de se rendre compte, une fois de plus, qu'on avait absolument raison sur toute la ligne.

La gauche socialiste populaire est morte et enterrée. Je l'ai vue avaler son extrait de naissance par sa criante absence à un combat que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre.

Je me souviens d'avoir prévenu les associations de blogueurs de gauche que l'antisarkozysme primaire était un piège mortel, que nous ne combattions pas un homme, mais un système, une vision du monde, une organisation sociale fondée sur le creusement des inégalités, l'exploitation de la misère, la prédation de tous contre tous. Remplacer Sarko par Hollande n'a absolument rien changé au programme de destruction sociale en cours, pire, les oripeaux de gauche dans lesquels se drape notre nouveau laquais des pouvoirs financiers bloquent une bonne part de l'esprit contestataire de ce pays, tant les gens sincèrement de gauche ont l'impression confuse, mais néanmoins bien ancrée que de dénoncer la politique économique et sociale du PS reviendrait à tirer contre son propre camp.
J'ai vu, j'ai parcouru, je suis revenue. J'ai pu comptabiliser la maigreur de nos troupes, la dispersion de nos idées. J'ai pris plaisir à échanger avec les amis et les gens qui restent fidèles à leurs idéaux, envers et contre tout, et j'ai acté la mort clinique et sans retour du socialisme en tant que force politique.
 La bonne nouvelle, c'est que maintenant la ligne de fracture politique entre la gauche et la droite est parfaitement visible et que nul ne pourra prétendre que le PS est encore un parti de gauche.